23.04.2021 /
Vietnam
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Vietnam: une famille refuse de renier sa foi

Au Vietnam, dans les zones rurales, de nombreux convertis se heurtent jour après jour à l'hostilité de la population. L'exemple d'A Dhon et de sa famille est révélateur. 

Vivre sa foi en Jésus-Christ dans un village vietnamien est un défi quotidien. Une persécution qui peut prendre à la fois le visage de la violence physique et celui du chantage. 

Renier Dieu ou être chassé

En mars dernier, A Dhon a reçu un ultimatum. Alors que tout le village était rassemblé pour étudier son cas, voilà ce qui a été décidé: «Vous bénéficierez de nouveau des allocations allouées par l'État, vous recevrez de l'argent pour acheter des vaches ou des cochons et pour remettre votre maison en état. Vos enfants retourneront à l'école, tous leurs frais seront pris en charge par le gouvernement... à condition que vous reniiez votre foi et que vous le fassiez par écrit. Sinon, votre maison sera détruite et vous serez chassés.»

Ce à quoi A Dhon a répondu: «Ma famille et moi ne vous avons jamais fait de tort. J'ai le droit de choisir ma religion. Depuis ma conversion, j'ai renoncé à l'alcool, au jeu, je suis un meilleur mari... Pourquoi renier ma foi?»

Furieux, les autorités locales et les villageois se sont mis à le frapper.

Persécutés dès leur conversion

Dès leur conversion, A Dhon, Y Mae, sa femme et leurs enfants ont été persécutés par leur communauté. Leur récolte a été détruite, Y Mae a perdu son emploi, leurs deux fils ont été expulsés de l'école et leurs cochons ont été empoisonnés. Toutes les nuits, les villageois jettent des bouses de vaches dans leur maison, ce qui les empêche de dormir.

Les chefs de la communauté le leur ont clairement annoncé: «Dans ce village, votre famille ne connaitra ni paix, ni sécurité tant que vous continuerez à croire en Dieu.»

A Dhon a fait valoir que cela allait à l'encontre des lois sur la religion en vigueur au Vietnam. Une législation qui reste hélas très théorique, notamment pour les convertis des zones rurales du pays: «Ici, seule la loi du village compte», lui a-t-on répondu.