25.01.2019 /
Tadjikistan
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Tadjikistan: «Continuez à prier pour moi!»

L'Index mondial de persécution 2019 a été publié le 16 janvier dernier. Par ce moyen, Portes Ouvertes veut attirer l’attention sur la situation dramatique de millions de chrétiens persécutés dans le monde entier. Le pasteur tadjik Bahrom Kholmatov, 43 ans, est l'un d'eux.

Le Tadjikistan se classe 29e sur l’Index mondial de persécution 2019. La persécution la plus forte contre les chrétiens vient des fonctionnaires du gouvernement qui, au nom du gouvernement central, veillent à ce que les lois strictes soient appliquées par les autorités locales et la police. Ils font des descentes dans les églises, arrêtent les chrétiens et confisquent la littérature chrétienne. Un autre vecteur de persécution est l'entourage musulman (famille, amis, environnement social et imams locaux), qui s’oppose aux chrétiens désireux de partager l'Evangile avec des musulmans.

Le 10 avril 2017, la police secrète tadjike a effectué une descente dans la ville de Khujand. Les policiers ont arrêté le pasteur Bahrom, d'autres membres de l’église ont été interrogés et battus. Ils ont également confisqué les livres de chants chrétiens en raison de leur «contenu extrémiste». Plusieurs faux témoins ont comparu devant le tribunal. Le pasteur Bahrom a été condamné à trois ans de prison pour «extrémisme», son appel contre le jugement a été rejeté. Bahrom purge sa peine en isolement à la prison de Jawan, à 350 km de sa ville natale.

Bahrom et son épouse Gulnora ont trois enfants: deux fils, Firdavs (22 ans) et Firus (20), et une fille, Gulnoza (15). Il y a un an, il a fait passer le message suivant par sa femme: «Ne vous inquiétez pas pour moi. Continuez de prier pour moi et ma famille. Je savais que suivre Jésus et Le servir pourrait avoir un coût pour moi - et c'est ce qui est arrivé. Je suis prêt. Je vous remercie, mes frères et sœurs, qui priez pour moi et me soutenez.»

Récemment, quelques membres de l'église ont pu lui apporter des cadeaux et de la nourriture en prison, sans pouvoir lui parler personnellement. Mais il paraît qu’il va «bien», compte tenu des circonstances.

De leur côté, des membres de l'église de Bahrom ont entamé un procès pour récupérer un terrain qui appartient officiellement à l'église. Il y a déjà eu deux procès et l'église les a remportés. Mais cette troisième affaire judiciaire occasionne à nouveau beaucoup de pression.