05.07.2021 /
RD Congo (RDC)
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RDC: les chrétiens toujours attaqués au Nord Kivu

Violences, meurtres, enlèvements: les chrétiens de l'Est de la République Démocratique du Congo (RDC) vivent dans la peur des islamistes des Forces Démocratiques Alliées.

Le Nord Kivu et l'Ituri, provinces de l'Est de la RDC sont majoritairement peuplées de chrétiens. Elles continuent d'être le théâtre de violentes attaques perpétrées par les islamistes.

1200 morts depuis le début des violences

La violence des groupes armés et les massacres de civils ont déjà fait 1200 victimes dans une population principalement chrétienne. Ce qui a poussé le Président Félix Tshisekedi à décréter en mai «l'état de siège» dans le Nord Kivu et l'Ituri voisine.

Des islamistes du groupe rebelle des Forces Démocratiques Alliées ont notamment attaqué le village de Bulongo, près de la ville de Beni, tuant 22 personnes. Les assaillants ont emmené plusieurs otages avec eux.

Le même groupe a aussi attaqué le village de Mwenda. Les terroristes ont tué 21 villageois en passant d'une maison à l'autre et en exterminant systématiquement les personnes qui s'y trouvaient. Parmi les victimes, 5 membres de la famille de Martha, une chrétienne de 19 ans. 

Éradiquer la population chrétienne

Plusieurs groupes rebelles, animés d'idéologies diverses, combattent en RDC. Mais le programme des Forces Démocratiques Alliées est clairement énoncé: étendre l'influence de l'islam sur le territoire. Cette expansion se fait progressivement au moyens d'attaques violentes.

Depuis plusieurs années déjà, Portes Ouvertes tire la sonnette d'alarme sur le fait que le but de ce groupe est d'éradiquer la population chrétienne de la région. Les États-Unis sont conscients de l'ampleur de la menace. Ils viennent de l'ajouter à leur liste d'organisations terroristes étrangères.

Une épreuve de plus pour les congolais déjà frappés par l'une des pires crises humanitaires du 21ème siècle, peu relayée dans les médias. Entre les déplacements de population, l'insécurité alimentaire aigüe, les violences des groupes rebelles, la Covid-19 qui a privé les plus fragiles de leurs revenus et l'éruption du volcan Nyiragongo, le pays s'enfonce dans les difficultés.