19.08.2022 /
Nigeria
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En prière avec les victimes de violences religieuses au Nigeria!

La Journée internationale de commémoration des personnes victimes de violences en raison de leur religion ou de leurs convictions de l’ONU aura lieu comme chaque année le 22 août. À cette occasion, nous vous encourageons à prier spécifiquement pour les chrétiens du nord du Nigeria, qui sont les chrétiens les plus durement touchés. 

Être battu, violé, emprisonné ou tué en raison de ses convictions religieuses est inacceptable. L’ONU reconnaît que «les actes de violence fondés sur la religion ou la conviction demeurent fréquents, notamment contre les personnes appartenant à des minorités religieuses. Le nombre et l'intensité de tels incidents – souvent de nature pénale – ne cesse de croître et de prendre une portée internationale». 

La liberté de religion est un droit

Cette journée rappelle que la liberté de religion et de conviction est un droit, qui figure dans la Déclaration universelle des droits de l'homme. Elle souligne la nécessité d’apporter davantage d’appui et d’assistance à ces victimes.

Le Nigeria: le pays le plus violent à l’égard des chrétiens

Au Nigeria, le récit insoutenable des attaques de groupements djihadistes envers des villages majoritairement chrétiens se répète, semaine après semaine. Le 29 juillet encore, plusieurs jeunes femmes ont été enlevées et violées par des hommes armés dans le sud de l’État de Kaduna.

Ce soir-là, le village d'Angwan Aku a été attaqué, et les combattants ont fait du porte-à-porte pour déloger de chez elles toutes les femmes qu'ils ont pu trouver, puis ils les ont conduites à Kutura, une ville désertée en raison d'attaques continues. Là, ils ont violé les femmes qu’ils avaient enlevées. 

Parmi les victimes figuraient trois jeunes femmes célibataires âgées de 15, 18 et 25 ans, et une femme mariée de 35 ans.

Des récits d’une grande violence 

L'une des victimes, Ev*, a raconté aux partenaires de Portes Ouvertes: «Nous dormions profondément quand nous avons entendu un grand coup à notre porte. Ils sont entrés de force, puis ont ordonné à mon mari de s'allonger sur le sol tandis que mon bébé de moins d'un an hurlait. Ils m'ont saisie alors que je me débattais et suppliais pour mon enfant malade. Ils m'ont forcée à partir, en me frappant avec la crosse d'un fusil sur mon œil gauche. Ils m’ont fait rejoindre toutes les autres filles qu'ils avaient déjà enlevées à différents endroits du village. Il pleuvait encore quand ils nous ont emmenées loin de notre village sur cinq motos.»

Une autre victime, Tij*, âgée de 25 ans, a expliqué que ses agresseurs leur avaient donné deux options: «Nous devions choisir entre être violées par des membres du gang ou voir nos proches emmenés contre rançon. Nous leur avons dit que nos parents étaient trop pauvres pour payer la rançon, alors ils nous ont emmenées.»

S’en prendre aux femmes pour détruire toute une communauté

«Cela fait partie de la stratégie visant à détruire totalement les communautés chrétiennes – en attaquant tout ce qu'elles tiennent en haute estime. S'ils ne trouvent pas d'hommes à tuer, ils violent les femmes. De cette façon, ils dévastent durablement des familles chrétiennes», explique un partenaire de Portes Ouvertes au Nigeria.