21.12.2021 /
Mexique
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Mexique: chassés du village à cause de leur foi

Au Mexique, Lucio Jimenez et sa famille ont été chassés du village parce qu'ils refusaient de financer une fête catholique.

Dans certains États mexicains, les chrétiens protestants évangéliques sont fortement discriminés. Ceci parce qu'ils ne souhaitent pas participer aux fêtes religieuses catholiques de leur village. On leur reproche, entre autres, de se désolidariser de l'effort collectif financier fourni pour l'organisation de ces fêtes. 

Dans l'État d'Hidalgo, au Mexique, Lucio Jimenez, sa femme Rufina et leur famille font partie de ces chrétiens persécutés. Ils n'ont pas voulu financer les fêtes religieuses organisées par les autorités de leur village d'Huacaxlitla. Leur refus a provoqué la fureur de leurs concitoyens et leur expulsion du village. 

Maison dévastée et pillée

Le 19 octobre au matin, les autorités locales ont conduit les villageois devant la maison des Jimenez. La foule était en colère et criait. Rufina était seule avec les enfants et elle craignait pour leur sécurité. Sur ordre du chef du village, les émeutiers se sont mis à arracher les câbles électriques, éventrer les canalisations d'eau potable et d'eaux usées. Les plus virulents ont pénétré dans la maison. Ils ont jeté tous les biens de la famille par les fenêtres: meubles, vêtements, ordinateur... Les assaillants ont pris ce qui les intéressait et ont jeté le reste parmi les ordures.

L'objectif était de faire un exemple et dissuader quiconque dans le village de changer de religion.

La famille a porté plainte auprès de l'État d'Hidalgo, qui a promis d'intervenir. Presque 2 mois après, elle est toujours dans l'attente.

Harcelés pendant 1 an

La famille Jimenez vivait dans un village majoritairement catholique. Avant d'en être chassée, elle a été harcelée pendant 1 an. En avril, elle avait été rayée de la liste des personnes habilitées à rendre des services à la société. Ce qui est une marque de respectabilité dans la culture locale. Ensuite, elle avait enduré menaces et pressions de toutes sortes pour l'obliger à revenir au catholicisme. Et surtout à participer au financement des fêtes organisées par les chefs indigènes du village.