11.10.2019 /
Irak
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Irak: La foi qui soulève les montagnes

Octobre 2016: La Plaine de Ninive est reprise à Daech. Trois ans après, les chrétiens reconstruisent avec enthousiasme malgré les difficultés, portés par vos prières.

«Nous remercions Dieu. C’est lui qui nous permet de reconstruire nos communautés. L’Eglise est forte», dit Danyal Al Sabagh, un responsable d’église originaire de Mossoul en Irak. S’il est reconnaissant, il éprouve aussi une certaine fierté envers les chrétiens qui reviennent dans la Plaine de Ninive et envers les chrétiens du monde entier qui continuent à prier pour son pays.

Il se souvient de la fuite devant les combattants de Daech, en juin 2014. «Il m’était difficile de voir tant de personnes déplacées dispersées dans les rues d’Erbil, dormant dans les églises, les jardins et les écoles. Je me sentais impuissant.» Il ajoute: «Il n’y avait qu’une seule chose que je pouvais donner à ces gens: l’espérance en Dieu.» Danyal les a aidés à garder la foi malgré les difficultés. Shlama* partenaire de Portes Ouvertes sur place précise: «La crise a été un signal d’alarme pour l’Eglise. Les communautés chrétiennes ont commencé à travailler ensemble, et l’unité de l’Eglise a été renforcée.» Elle rapporte les paroles d’un responsable d’église: «L’Eglise 'mondiale' a été la main qui tenait nos ailes brisées. Sans votre soutien, nous n’aurions pas pu reprendre notre envol ni garder courage.»

Au-delà des obstacles persistants, il y a cet enthousiasme, cette volonté des chrétiens à reconstruire   leurs maisons, leurs écoles et leurs églises. Bien sûr, les emplois sont rares et les moyens manquent. Les productions agricoles sont faibles. Les enseignants ne peuvent pas encore offrir aux enfants l’environnement approprié pour apprendre. Les routes ne sont pas sécurisées.

Pour certains chrétiens, comme Raeid, le retour est encore loin. Il est trop dangereux de rentrer à Mossoul. Il reste à Erbil. Mais il remercie Dieu en gardant ce qu’il a de plus important: sa foi et sa famille. L’espoir demeure. C’est la raison qui a permis aux chrétiens d’Irak de traverser cette épreuve en gardant la foi.

«Il reste des nuages dans notre ciel. Notre vue n’est pas dégagée. Mais avoir la foi signifie que nous croyons en ce que nous ne pouvons pas voir. Alors, par la foi, je vois un bel avenir pour l’Eglise en Irak!», se réjouit Shlama.

* Nom d’emprunt