28.01.2022 /
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Inde: plus de 25 agressions anti-chrétiennes en fin d'année dernière

Les chrétiens indiens ont fêté Noël et le Nouvel An dans la peur alors que les actes hostiles à leur encontre se sont multipliés.

Célébrations brusquement interrompues, bâtiments et biens vandalisés, fausses accusations et pressions pour se convertir à l'hindouisme... La période de Noël et du Nouvel an a été particulièrement éprouvante pour les chrétiens indiens. Plus de 25 agressions anti-chrétiennes ont été recensées.

Des célébrations interrompues

Le 24 décembre, des chrétiens étaient réunis pour fêter Noël dans une école de l'État de Haryana, au Nord de l'Inde. C'est alors qu'un groupe d'extrémistes hindous a fait irruption en scandant des slogans religieux et nationalistes. Ils ont renversé les meubles et la sono. Ils ont aussi accusé les chrétiens de convertir les hindous de force et de tromper les dalits (intouchables) pour qu'ils deviennent chrétiens. Ils sont partis en proférant des menaces au cas où les chrétiens continueraient leurs activités.

Le jour de Noël, 2 hommes ont vandalisé une statue de Jésus en s'introduisant illégalement dans l'enceinte d'une église.

Des accusations de conversions forcées

Parallèlement, les hindouistes extrémistes continuent d'accuser les chrétiens de convertir de force les hindous. Juste avant Noël, une nouvelle loi condamnant les conversions forcées a été adoptée par l'assemblée de l'État de Karnataka.

La période de Noël est traditionnellement une période de don pour les chrétiens. Ils visitent les plus pauvres et leur apportent une aide matérielle. Malheureusement, ces actions sont considérées, à tort, par certains hindouistes comme des incitations à la conversion. En conséquence, des pasteurs et des croyants accusés de conversions forcées sont arrêtés, accusés sur des dossiers montés de toutes pièces, et écroués.

Les extrémistes hindous, quant à eux, profèrent publiquement des propos haineux en toute impunité. Les agressions anti-chrétiennes ont été relayées dans les médias. Mais ni les autorités ni la police n'a fait quoi que ce soit pour rechercher les coupables ou protéger les chrétiens.