09.04.2021 /
République centrafricaine
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Centrafrique: les chrétiens au cœur du chaos

Attaques, insécurité, faim... La Centrafrique s'enfonce dans la violence et les chrétiens sont particulièrement ciblés. 

En République Centrafricaine, les chrétiens, déjà persécutés dans certaines régions et quartiers à majorité musulmane, souffrent en plus d'une situation sécuritaire qui ne cesse de se dégrader. 

133’000 déplacés internes

Les villages sont régulièrement attaqués par des milices qui ciblent particulièrement les chrétiens. Ces groupes armés poussent les Centrafricains sur les routes: selon l'ONU le pays compterait aujourd'hui 133’000 déplacés internes. 
Ceux qui ont dû fuir de chez eux ont perdu leurs moyens de subsistance. Ils vivent dans l'incertitude et la peur du lendemain. Ils doivent également gérer le traumatisme engendré par ce qu'ils ont vécu. 

Dans tout le pays la population souffre de la faim. En janvier, dans l'espoir de prendre la capitale, Bangui, les rebelles ont coupé toutes les routes par lesquelles se faisait l'approvisionnement. La pénurie alimentaire a tellement fait monter les prix que la population n'arrive même plus à se procurer les denrées de base. 

Dans l'espoir d'endiguer les violences, un couvre-feu a été mis en place qui rend la vie encore plus difficile pour les Centrafricains.

Les chrétiens de nouveau confrontés à la violence

Aujourd'hui, les chrétiens sont souvent spécifiquement visés à cause de leur religion. Ils souffrent des attaques actuelles qui sont le fait de groupes rebelles qui, en décembre 2020 ont formé la Coalition des Patriotes pour le Changement. Leur objectif est d'empêcher le président Touadera de briguer un second mandat en plongeant le pays dans la violence pour le rendre ingouvernable. Le fait que l'ancien président Bozizé, renversé en 2013, ait pris la tête de cette coalition, laisse peu d'espoir quant à un possible apaisement. 

Cette recrudescence de violence touche une communauté chrétienne déjà éprouvée par les exactions des rebelles de la Séléka et ses avatars, depuis 2012. Outre ceux qui pleurent encore leurs proches, ils sont nombreux à être toujours traumatisés par ce qu'ils ont vécu. 

Portes Ouvertes est présent sur place avec des projets d'aide post-traumatique et socio-économique.