21.02.2020 /
Burkina Faso
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Burkina Faso: Prière urgente pour nos frères et sœurs

La vague d’attaques terroristes continue de déferler sur le Burkina Faso. Les chrétiens sont des cibles privilégiées. Prions instamment pour eux.

Menacés par tant de haine, nos frères et sœurs du Burkina Faso ne peuvent compter que sur le secours de Dieu. Et nos prières, associées aux leurs, seront un grand encouragement pour eux.

La dernière attaque a eu lieu dimanche 16 février dernier dans le village de Pansi, en plein culte. Les assaillants ont fait irruption dans l'église protestante et ont tiré. Au moins 24 personnes ont été tuées dont un pasteur, et 18 autres ont été blessées. Plusieurs personnes ont été enlevées. C'est dire combien de familles ont vraiment besoin d'être entourées dans leur désarroi.

Le mode opératoire des extrémistes islamiques est maintenant bien connu. Par petits groupes, des hommes armés arrivent soudain à moto et se dispersent dans les rues, autour d’une église ou de la place d’un village. Ils identifient les chrétiens (port des vêtements, objets, prénom…) et les mettent à part. Certains sont abattus sur le champ, d’autres sont enlevés dans des voitures arrivées entretemps. Avant de prendre la fuite, les assaillants pillent de la nourriture et de l’eau, détruisant au passage le réseau téléphonique local. Ils peuvent ensuite facilement se cacher dans le «Parc National du W», une zone forestière protégée de près d’un million d’hectares à cheval sur le Burkina Faso, le Niger et le Bénin.

Ces attaques imprévisibles et l’étendue de la région géographique ciblée créent un climat de terreur intense pour la communauté chrétienne. Notre source constate: «Les chrétiens n’osent pas parler, craignant d'être pris pour cible. Ils demandent notre soutien dans la prière.»

Tout peut basculer soudainement, comme à Sebba, dans la nuit du 10 au 11 février. Le diacre Lankoandé Babilibilé a été abattu, puis sa voiture a été utilisée par les meurtriers pour enlever le pasteur Omar Tindano, ses deux filles, son fils et deux neveux. Les filles ont été relâchées, les autres otages ont tous été tués. Notre collaborateur fait un constat alarmant: «Les chrétiens sont atterrés et ne savent pas comment faire face à toute cette violence.»

Nous ne pouvons pas imaginer les blessures émotionnelles de ces familles, mais nous pouvons prier. Nous ne pouvons pas décrire le traumatisme psychologique de ceux qui survivent à de telles attaques, de ceux qui se remettent difficilement de leurs blessures physiques, mais nous pouvons nous tenir à leurs côtés dans la prière. 

Depuis 2018, la violence et l’insécurité ont déjà déplacé près de 600’000 personnes, et plus de 2000 écoles ont été fermées. Ces fermetures d’écoles privent à elles seules plus de 300’000 élèves d’enseignement. Autrefois réputé pour sa tolérance religieuse, le Burkina Faso est entré directement au 28e rang de l’Index mondial de persécution 2020.