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Lorsque les enfants et les jeunes traversent la persécution, elle est brutale et les isole. Elle peut marquer leur vie. Mais grâce à l’aide humanitaire et au plaidoyer, des enfants comme Mimi retrouvent l'espoir et des perspectives d’avenir. Le rapport récemment publié par l’ONG Portes Ouvertes sur la situation des enfants et des jeunes chrétiens persécutés expose ces constats et propose des recommandations d'action.
Un coq chante tandis que le soleil se lève sur la zone rurale de Shekhan, en Irak. Mimi, 12 ans, se dirige vers son poulailler pour ramasser les œufs et, surtout, saluer sa poule préférée, Lulu. Elle se réjouit de fêter une nouvelle fois Noël: «Nous chantons et nous décorons toute la maison, même Lulu prendra part à cette fête», dit-elle.
Cette maison qu’elle habite, dans la plaine de Ninive, Mimi a dû la quitter précipitamment en 2014, pour fuir les assauts de l’État islamique. Elle n’avait que 4 ans et ne se souvient pas de tout. Ce n’est qu’en 2017, lorsque Daech a été vaincu, que sa famille a pu y retourner. Mais la situation économique était difficile, il ne semblait y avoir aucune autre option pour les parents de Mimi que de quitter le pays, comme tant de personnes autour d'eux l'avaient fait.
C'est là que les partenaires de Portes Ouvertes sont intervenus. «Nous avons sérieusement envisagé d'émigrer», dit Nadia, la maman de Mimi, puis elle sourit. «Ensuite, nous avons entendu parler des microcrédits et avons eu le projet de créer une ferme. Si Dieu le veut, il nous bénira pour en faire un succès.»
L’avenir de la petite minorité chrétienne irakienne reste très incertain. Mais grâce à votre soutien, ce Noël, des familles comme celle de Mimi pourront être réunies pour fêter la naissance de leur sauveur, dans la chaleur de leur foyer retrouvé.