Portes Ouvertes Suisse

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Communiqué de presseIranSyrie

Journée annuelle: Immergés au cœur de la réalité des chrétiens du Moyen-Orient

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Besoins urgents

Samedi 28 août, plus de 1000 personnes ont répondu, en journée et en soirée, à l’invitation de Portes Ouvertes Suisse en participant à sa journée annuelle à Yverdon. En journée, environ 450 personnes ont assisté aux conférences et ateliers leur permettant de mieux cerner les défis actuels des chrétiens d'Iran et de Syrie et de s'engager à leurs côtés dans la prière. En soirée, Matt Marvane a présidé à un moment de louange simple et profond avant que Bahar*, chrétienne iranienne de 28 ans, n'encourage la foi des quelque 600 jeunes présents lors d'OD-Night.

Cette journée a été pensée comme une véritable immersion au Moyen-Orient, une rencontre vécue avec des chrétiens persécutés d'Iran et de Syrie. Un verset d'Ésaïe promet que Dieu fait jaillir des sources au cœur du désert et change la terre aride en oasis. C'est cette même fidélité, envers et contre tout, que nous avons pu saisir chez nos frères et sœurs.

Iran: La présence de Dieu en prison

Deux chrétiens iraniens d’arrière-plan musulman ont pris la parole et témoigné des nombreux défis auxquels fait face cette minorité dans leur pays. Surveillance, isolement, arrestations, conditions de détention extrêmes et expropriations, dans le but de contraindre les chrétiens à renier leur foi ou à s’exiler. «On s’habitue aux difficultés, elles peuvent peu à peu faire partie de ce qu’on considère comme normal, mais pour ma part, l’intensité de la présence de Dieu que j’ai ressentie en prison est restée quelque chose de tout à fait exceptionnel dans ma vie», expliquait Amin Afsharnaderi, détenu à la prison d’Evin de Téhéran en raison de sa foi et de son engagement dans des églises de maison iraniennes.

Solidement ancrés dans la foi

Bahar a pour sa part partagé le vécu de sa famille, devenue chrétienne lorsqu’elle avait 10 ans. Dénoncé par un espion fréquentant leur église de maison, son papa a été arrêté et mis en prison peu après leur conversion au christianisme. Après sa libération un an plus tard, la famille a été contrainte à l’exil, mais depuis l’Angleterre où elle vit aujourd’hui, Bahar continue de faire connaître la réalité des chrétiens en Iran et conclut : «Dieu m’a donné une nouvelle identité et de la valeur, alors que ma culture d’origine fait ressentir aux filles qu’elles sont des citoyennes de seconde catégorie. Comme bon nombre de chrétiens iraniens avec lesquels je suis toujours en relation, je crois fermement que Dieu est bon et fidèle, qu’il est capable de nous délivrer ; mais même s’il ne le fait pas, je ne me détournerai pas de lui».

Syrie: «Nous n’avons pas peur»

Le père Fady Azar*, prêtre franciscain en poste depuis 2015 à Lattaquié, sur la côte méditerranéenne de la Syrie, a partagé sa conviction d’avoir été protégé par Dieu, afin de rendre témoignage de son œuvre en Syrie. En effet, après 14 ans de guerre et un nouveau gouvernement dirigé par un ancien combattant islamiste, les chrétiens syriens qui résistent à l’appel de l’exil, bien que peu nombreux, sont plus unis que jamais et encouragés par les opportunités qui naissent de cette crise, comme un intérêt nouveau pour la foi chrétienne dans d’autres minorités et groupes religieux, ou un renouveau spirituel au sein des communautés historiques.

Immersion et partages

Plus interactive que dans ses éditions précédentes, la journée annuelle 2026, avec ses divers ateliers, ses moments de discussion, ses temps de prière et ses food-trucks aux saveurs orientales, a offert aux participants un moment de connexion unique avec l’Église persécutée du Moyen-Orient.

«Pour ma première participation à cette journée, j’ai été interpellé et encouragé par la manière dont Dieu soutient son Église dans le monde, transforme le choc et la souffrance initiales en confiance renouvelée en démontrant sa bonté et sa fidélité à nos frères et sœurs»

relevait un participant en fin de journée.