24.04.2015 /
Nigeria
/ news

Nigeria: Boko Haram

Emplacement

novum CK21
Clemens-Krauss-Straße 21 5020 Salzburg
Autriche
47° 48' 0.7236" N, 13° 4' 30.9" E
AT

Dans le nord du Nigeria, la principale source de persécution des chrétiens est l’extrémisme islamique. C’est en particulier la secte Boko Haram, dont le nom signifie «l’éducation moderne est un péché», qui déchaîne sa violence contre les chrétiens. Cependant, ces «talibans du Nigeria», comme ils se nomment eux-mêmes, ont aussi d’autres cibles. Ils veulent imposer à tout le pays une application stricte de la charia et faire du Nigeria un parfait Etat théocratique islamiste. Ils rejettent résolument le christianisme et tout mode de vie «occidental».

Le groupe a été créé en 2001 à Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno, au nord-est du pays. Le fondateur de la secte, Cheikh Mohammed Yusuf, est mort pour des raisons non élucidées peu après son arrestation, le 30 juillet 2009. La direction du groupe a été reprise par la choura, un conseil de 20 hommes, qui entretient des contacts avec le Tchad et le Cameroun. On lui prête aussi des liens avec Al-Qaïda au Maghreb islamique, les milices somaliennes Shebab et les camps de formation de terroristes en Afghanistan. Le groupe est interdit depuis 2009. Néanmoins, après quelques revers dus à l’engagement des forces de sécurité, il est parvenu à se réorganiser.

Boko Haram est d’autant plus difficile à combattre qu’il s’agit d’une société secrète. Comme l’écrit la Süddeutsche Zeitung: «Quand un jeune est membre de la secte, souvent son propre père n’en sait rien, tant le secret de ce groupe extrémiste est bien gardé. Les auteurs d’attentats mangent peut-être innocemment à la table familiale le soir, avant d’aller poser leur bombe le lendemain matin.» Le groupe est devenu une menace grave pour toute la population et non seulement pour les chrétiens. Ses activistes s’en prennent aux églises et aux maisons ou aux commerces des chrétiens, mais aussi aux bâtiments officiels et aux postes de police, voire aux mosquées dans lesquelles les prêches sont trop modérés à leur goût.

On ne se demande déjà plus si les «talibans du Nigeria» vont frapper encore, mais quand et où ils le feront.

*Allusion à la terrible guerre qui a opposé de 1967 à 1970 le Nigeria à sa région sécessionniste du Biafra, avec Enugu pour capitale

sources: Portes Ouvertes en janvier 2014 avec des extraits de www.wikipedia.de