15.06.2018 /
Iran
/ news

Maryam, Iran: «Je me croyais oubliée en prison»

Elle n’en revient pas: Maryam était loin de s’imaginer que pendant son séjour dans une prison iranienne, des milliers de personnes avaient prié pour elle et lui avaient écrit des centaines de cartes d’encouragement. Découvrez sa réaction.

Nous avons dit à Maryam que des milliers de personnes avaient prié pour elle tout le temps qu’elle avait passé en prison, et que des centaines de personnes lui avaient envoyé du courrier. Elle a été très surprise: «Vraiment? Tant que ça? Je ne le savais pas!» Elle avait du mal à le croire. «Je me croyais oubliée, mais tant de personnes pensaient à moi!»

Les autorités ont retenu le courrier de Maryam pendant qu’elle était en prison, mais nous avons pu lui montrer quelques messages scannés. Le premier venait d’une petite Abigail âgée de 11 ans, en Australie. Une carte pleine de couleurs, décorée de joyeux autocollants. Quand on lui a traduit les premiers mots, Maryam s’est enfoui le visage dans les mains et s’est mise à pleurer.

«Les enfants m’ont tellement manqué», a-t-elle dit entre deux sanglots. «J’étais professeur de musique auprès des enfants, et en prison j’ai pleuré chaque jour de rentrée scolaire. Je n’ai pas vu d’enfants pendant quatre ans.» Elle a jeté encore un coup d’œil à ces messages et a souri à travers ses larmes. «Maintenant, je comprends que je n’étais pas seule à penser aux enfants, les enfants pensaient à moi eux aussi, et même priaient pour moi!»

Maryam a tenu à remercier toutes les personnes qui ont pensé à elle en prison: «Je ressens comme un miracle le fait que tant de gens ont prié pour moi, dans des pays dont j’ignorais jusqu’à l’existence. C’est vraiment pour moi une grande source de force et je voudrais vous remercier tous sincèrement. Je n’aurai probablement jamais l’occasion de vous rencontrer, de vous parler personnellement, de vous embrasser et de vous dire que je vous aime, mais je vous dis un très grand merci du fond du cœur. Nous sommes une seule famille en Christ.»

La jeune femme assure qu’elle va bien mais que son corps ne s’est pas encore réhabitué à la vie en dehors de la prison: «Je dors mal, et j’ai très peu d’appétit.»

Maryam Naghash Zargaran a été libérée en août 2017 après avoir purgé une peine de quatre ans de prison à cause de sa foi. «Quand je suis sortie de prison, j’avais une folle envie de courir, courir, courir, sans rentrer dans un mur! J’avais aussi envie de conduire sans plus m’arrêter. En fait, dans la circulation de Téhéran, c’est de toute manière impossible!», a-t-elle ajouté.

Vidéo de la rencontre avec Maryam: