L'Index mondial de persécution est une liste de 50 pays classés selon l'ampleur des persécutions exercées contre les chrétiens. Chaque pays a sa propre page avec son profil ainsi que tous les articles et informations concernant les persécutions dans ce pays.

>>Index mondial 2017

 

Qu’est-ce que la persécution des chrétiens? 

La Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies de 1948 cite parmi les droits humains fondamentaux la liberté de pensée, de conscience et de religion.

Rappelons en particulier l’article 18, sur la liberté religieuse: «Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites».

Si la liberté religieuse est bien définie par cet article, en particulier le droit de changer de religion et de la manifester, il n’existe pas de définition universellement reconnue de la persécution.

Portes Ouvertes nomme persécution: «Toute hostilité que les chrétiens subissent du fait de leur attachement à Christ. Cela inclut des attitudes, des paroles et des actions hostiles à leur encontre.» Cette définition large évite le risque de limiter la persécution aux seuls actes de violence. La menace quotidienne peut finalement s’avérer plus grave et plus dévastatrice pour une communauté chrétienne que la destruction de son église ou un attentat. C’est notamment le cas lorsqu’elle résulte d’une pression politique ou d’une discrimination sociale ou religieuse persistante. Pareillement, la perte de son travail peut avoir des effets aussi sérieux que des coups subis en prison.

La persécution survient en grande partie dans des régions où la vie est difficile pour tous. Elle vient donc s’ajouter à la vulnérabilité déjà présente, et les chrétiens sont ainsi doublement fragilisés. Dans ces systèmes qui limitent leurs droits ou les excluent, on désigne les chrétiens de «citoyens de seconde classe».

Jusqu'à quand augmentera la persécution des chrétiens?

«DES VAGUES DE NATIONALISME FONT REMONTER LES PAYS ASIATIQUES DANS L'IMP»

La Corée du Nord vient en tête de l'Index mondial de persécution (IMP) pour la seizième fois consécutive, et s'isole chaque année davantage. Mais le principal moteur de la persécution dans le monde reste l'islamisme, aussi la plupart des pays de l'Index se trouvent-ils au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord. Pour la quatrième fois de suite, le total des points des 50 premiers pays de l'IMP a augmenté: de 3299 en 2016 à 3355 en 2017. Cela reflète manifestement une hausse de la persécution des chrétiens dans le monde.

Avec un taux de violence qui dépasse même le Nigéria du Nord, le Pakistan est monté cette année au rang 4. En raison des agressions d'extrémistes hindous contre les chrétiens, l'Inde se trouve plus haut (rang 15) qu'elle ne l'avait jamais été. A l'exception du Yémen dévasté par la guerre, c'est dans les pays asiatiques que la persécution a le plus augmenté. Au Laos, au Bangladesh, au Vietnam et au Bhoutan, la situation a empiré et le nationalisme bouddhique a fait revenir le Sri Lanka parmi les 50 premiers.

Asie: progression du nationalisme religieux 

En Inde, de 2004 à 2014, les nationalistes hindous n'étaient pas encore au pouvoir, mais ils progressaient à la campagne, où vit la majorité de la population. Plus de 600'000 extrémistes ont été formés à diriger des écoles et à radicaliser ainsi des familles entières. Les organisations chrétiennes rapportent une quarantaine de cas par mois où des pasteurs sont battus, des églises incendiées ou des convertis harcelés. Huit chrétiens ont été tués en 2016 à cause de leur foi.
La plupart des régimes d'Asie orientale jouent la carte nationaliste. Tout Sri-Lankais doit être bouddhiste, tout Malais doit être musulman. En Malaisie, il y a des «centres de purification» pour (re)convertir à l'islam les chrétiens et les apostats. Le Laos a des dirigeants paranoïaques prêts à tout pour rester au pouvoir et les chrétiens des sociétés tribales sont persécutés à la fois par l'Etat et par leur propre tribu.

Afrique: violents et pressions

Les rébellions brutales de militants islamistes en Afrique de l'Ouest et de l'Est ont fait parler d'elles depuis des années. Au Nord-Nigeria, huit millions de personnes sont actuellement menacées de mourir de faim à cause de Boko Haram. En Somalie, au moins douze chrétiens ont été tués en 2016 par la milice Shebab. Mais l'islamisme militant gagne aussi du terrain ailleurs. En Somalie, au Kenya, au Niger et au Burkina Faso, de l'argent saoudien sert à développer de nouveaux réseaux d'écoles extrémistes et à corrompre des fonctionnaires pour l'obtention de permis de construire pour des mosquées. La violence n'est pas seule en cause: toutes les "catégories" de l'IMP servant à mesurer la pression sur les chrétiens (vie privée, vie familiale, vie sociale, vie ecclésiale, vie civile) témoignent d'un accroissement de la persécution.

Moyen-Orient:  Polarisation et régimes radicaux

Depuis le retrait des troupes américaines du Moyen-Orient, les régimes extrémistes de l'Arabie saoudite et de l'Iran mènent au Yémen une guerre par procuration dont beaucoup de chrétiens sont victimes. Quatre femmes ont été tuées en 2016 parce qu'elles étaient missionnaires. L'Iran a arrêté un nombre record de chrétiens, dont beaucoup ont été ruinés par des amendes faramineuses. Mais il y a aussi des musulmans qui se détournent de l'islam à cause de ses atrocités, d'où une augmentation étonnante des conversions au christianisme. 
La plupart des convertis subissent chaque jour l'hostilité de leur famille, de leur clan et de la société. Mais en Indonésie il existe une nouvelle sorte de chrétiens d'origine musulmane: indépendants, forts et sans peur. Beaucoup de chrétiens persécutés voient leurs difficultés se changer en bien grâce à l'aide de Dieu. Tout n'est pas négatif. En Syrie et en Irak, les chrétiens surmontent leurs rivalités confessionnelles séculaires, et même les chrétiens et les musulmans se rapprochent parfois de nouveau, ce qui sera capital pour la reconstruction de leurs pays.

Toujours le même dilemme

Le dilemme de l'Eglise persécutée reste tristement le même. En Corée du Nord, en Somalie et dans une partie du Pakistan, la question est: «Comment puis-je vivre ma foi sans en parler à personne?» Dans des pays où le nationalisme religieux monte en puissance, les pasteurs se demandent comment tenir des célébrations ou évangéliser sans attirer sur eux la colère des masses. Dans des Etats pratiquant une surveillance et un contrôle totalitaires, comme en Asie centrale, la question est: «Comment puis-je vivre ma foi quand les yeux du régime sont partout?". Dans les pays en guerre civile, comme la Syrie et la Libye, le cas est souvent encore pire: "Les bombardements cesseront-ils un jour?", ou: "Comment quitter le pays tout en préservant la possibilité d'y revenir?» 
Quotidiennement, partout dans le monde, les chrétiens persécutés sont confrontés à ces dilemmes. Plus que jamais, ils ont besoin d'amis qui se tiennent à leurs côtés pour les fortifier.

Approche, méthode et outils

L'index mondial de persécution (ci-après l'Index) est l'outil utilisé par Portes Ouvertes pour mesurer l'évolution, l'étendue et l'intensité de la persécution des chrétiens dans le monde.

L'Index, fondé sur des avis d'experts, est croisé avec différentes sources afin d'en garantir l'objectivité. Les experts consultés sont pour une part des chercheurs spécialisés de Portes Ouvertes et des experts externes. En 2012, la méthodologie de l'Index a été complètement révisée afin d'en garantir la crédibilité, tout en offrant la transparence, l'objectivité et une qualité scientifique.
 

Persécution des chrétiens

On qualifie de "persécution" les pressions et les violences commises spécifiquement contre des individus ou des communautés chrétiennes. Elle a lieu très souvent dans un contexte de guerres, de tensions ethniques, religieuses ou politiques ou en présence de groupes mafieux influents.

La persécution des chrétiens relève de situations complexes. Leur foi n'est pas nécessairement la raison principale des pressions ou des violences exercées contre eux. Elles peuvent n'être que le reflet d'une situation anarchique. Mais leur appartenance religieuse peut aussi les rendre doublement vulnérables. L'Index essaie de séparer les différentes composantes de la persécution.
 

Pressions et actes violents

L'Index fait une distinction claire entre deux formes principales de persécution: les pressions et les actes violents. Si les actes violents attirent particulièrement l'attention, en réalité, les pressions sont la forme de persécution qui handicapent le plus les chrétiens. L'Index met aussi en évidence l'absence de corrélation entre les pressions subies par les chrétiens et la fréquence ou l'intensité des violences dont ils sont victimes. 

  • L'Index réfute un autre préjugé très courant: les persécuteurs les plus violents seraient la cause majeure de la persécution.
  • Si la violence peut être mesurée au nombre et à l'intensité des actes violents qui visent les chrétiens, 
  • il faut d'autres outils pour mesurer les pressions qui s'exercent contre les chrétiens.

 

Le processus de la persécution

La persécution est un processus qui s'appuie sur trois types de «moteurs»: le tribalisme exclusif parfois aussi appelé «Entre-soi», le laïcisme extrême et les pouvoirs abusifs. Ces moteurs alimentent huit différents mécanismes responsables de la persécution des chrétiens. Ces différents mécanismes sont eux-mêmes activés par onze genres d'instigateurs.

Le tribalisme exclusif tend à former une société homogène. Les "autres" sont exclus du groupe et considérés comme des êtres inférieurs, inhumains ou infidèles. Les actes les plus amoraux sont permis contre eux. Une composante religieuse individuelle est prépondérante dans cette impulsion.

Le Laïcisme extrême  veut étouffer tout individu qui n'adhère pas à l'idéologie profane relevant du scepticisme et de l'anticléricalisme. Les principaux mécanismes relevant du matérialisme agnostique sont l'oppression communiste et le laïcisme intolérant. Au final, l'Etat contrôle ce processus.

Les Pouvoirs abusifs  cherchent à concentrer toutes les ressources au profit d'un petit groupe ou d'un individu, et utilisent des moyens tant légaux qu'illégaux pour arriver à leurs fins. Les pouvoirs abusifs sont le fait principalement de totalitarismes paranoïaques ou de systèmes de corruption et nécessitent la cooptation entre dirigeants politiques et chefs de clans. Bien que ce ne soit pas le but premièrement recherché, cette situation a souvent pour conséquence la persécution des chrétiens.
 

Mécanismes de persécution

L'Index catégorise huit différents mécanismes responsables de la persécution des chrétiens.

A) Tribalisme exclusif

  1. Extrémisme islamique - Incorporer de gré ou de force le pays dans la "Maison de l'islam".
  2. Nationalisme religieux - Soumettre la nation entière à une religion: hindouisme, bouddhisme, judaïsme orthodoxe... (Du fait de sa prévalence, l'islamisme radical est traité séparément.)
  3. Rivalités ethniques Conserver la prééminence de traditions et de coutumes ou religions ancestrales. 
  4. Supériorité ecclésiastique Faire d'une dénomination chrétienne historique et majoritaire la seule expression chrétienne du pays.

B) Laïcisme extrême

  1. Oppression communiste - Faire du communisme l'idéologie nationale unique.
  2. Laïcisme intolérant - Eliminer toute référence religieuse du domaine public et de la pensée individuelle.

C) Pouvoirs abusifs  

  1. Totalitarisme  Conserver un pouvoir absolu, sans nécessairement chercher à réaliser des objectifs.
  2. Systèmes de corruption Créer un climat d'impunité, d'anarchie et de corruption propice à un enrichissement personnel.
  3. Très souvent, plus d'un mécanisme entre dans la persécution des chrétiens. Un mécanisme spécifique prééminent permet à d'autres de se développer.

 

Instigateurs de la persécution

Les instigateurs de la persécution sont des groupes ou des individus animés par les différentes moteurs mentionnés plus haut. L'Index recense onze différents types d'instigateurs. Plusieurs peuvent se regrouper pour mettre en place un mécanisme. Outre la catégorie "Autorités", les instigateurs sont divisés en dix catégories distinctes assez explicites.

  • Autorités locales, régionales et nationales
  • Dirigeants de groupes ou clans
  • Clergé de religions non-chrétiennes
  • Clergé de religions chrétiennes
  • Mouvements fanatiques
  • Individus de la société civile, foules
  • Famille (au sens large)
  • Partis politiques, au niveau local et national.
  • Groupes révolutionnaires ou paramilitaires
  • Cartels, clans et réseaux du crime organisé
  • Organisations et sociétés secrètes.

Tous ces moteurs, mécanismes et instigateurs visent à obtenir un pouvoir exclusif. Les chrétiens, individus et groupes qui ne s'identifient pas à ces pouvoirs peuvent être victimes de persécutions.

L'Index démontre qu'aucun de ces huit mécanismes, ni leurs interactions, ne sont forcément dirigés contre des chrétiens. Il est même possible qu'ils poursuivent exclusivement le but de conquérir le pouvoir.

Dans de telles situations, mieux vaudrait plier et éviter d'attirer l'attention. Cependant, le message fondamental du christianisme affirme que le pouvoir ultime n'est pas d'ordre terrestre. L'attitude des chrétiens dans la rue, leur enseignement du haut de la chaire, ou par leur comportement à la maison, sont souvent considérés comme un défi lancé aux différents instigateurs de la persécution.
 

Les sphères de la persécution

L'Index définit cinq sphères distinctes pour mesurer les pressions subies par les chrétiens:

  1. La vie privée et le domaine de la "liberté de conscience".
  2. La vie familiale, où le persécuteur cherche à stopper la transmission de la foi. 
  3. La vie sociale, qui revêt une grande importance dans les pays où les quartiers et villages sont de population homogène.
  4. La vie civile, et la possibilité ou non pour un chrétien de prendre part à la vie publique. 
  5. La vie ecclésiale, et les restrictions qui visent les chrétiens en tant que groupe. 
  6. Actes de Violence. Les violences corporelles et matérielles subies par les chrétiens entre le 1er novembre et le 31 octobre précédant la publication de l'Index viennent compléter cette évaluation. Ces actes peuvent avoir visé une ou plusieurs des cinq sphères.

 

Pré-évaluation 

Une pré-recherche est effectuée au moyen d'un outil appelé Rapid Appraisal Tool (instrument d'évaluation rapide) qui croise des recherches sur internet et différentes autres sources. Selon le résultat, des recherches complémentaires sont menées à l'aide du World Watch Survey ou du Vulnerability Assessment Tool. Si le résultat de l'une ou l'autre de ces mesures confirme la nécessité d'une investigation approfondie, des questionnaires de l'Index sont adressés à des experts internes et externes mandatés pour évaluer le pays concerné.

Ces informations recueillies sont ensuite regroupées et recoupées pour arriver à un nombre de points qui décidera du rang du pays dans l'Index, qui classe les 50 pays où les chrétiens sont le plus gravement persécutés.
 

La grille de points

L'Index définit différents degrés de persécution qui sont illustrés par un code couleurs. En tête de l'Index figurent les pays au score le plus élevé, où les chrétiens sont le plus gravement persécutés.

  1. Persécution absolue. Plus de 85 points obtenus au questionnaire de l'Index.
  2. Persécution extrême. Entre 71 et 85 points obtenus au questionnaire de l'Index.
  3. Persécution sévère. Entre 56 et 70 points obtenus au questionnaire de l'Index.
  4. Persécution modérée. Entre 41 et 55 points obtenus au questionnaire de l'Index.
  5. Persécution occasionnelle. Entre 26 et 40 points obtenus au questionnaire de l'Index.

 

Les rangs permettent de comparer les pays entre eux. De ce fait, une évolution du rang d'une année à l'autre ne permet pas de déduire une amélioration ou une détérioration de la situation. Par contre, le score obtenu permet de mesurer une tendance.
 

Principales définitions utilisées dans l'Index

Chrétien: est considérée comme chrétienne, toute personne qui se déclare comme telle ou toute personne qui appartient à une communauté chrétienne qui adhère au credo historique de l'Eglise.

Persécution: est considérée comme persécution toute hostilité à l'égard d'une personne parce que celle-ci se réclame du Christ. La persécution pourra donc être une attitude hostile, une agression verbale, des actes malveillants envers les chrétiens, que ce soit de la part de chrétiens d'autres dénominations, d'athées ou d'adeptes d'autres religions.

La carte basée sur l'index mondial de persécution donne un visuel des cinquante pays où la foi chrétienne coûte le plus. Vous pouvez télécharger la carte au format PDF.

>>Carte index mondial de persécution

Pour la période de l’index 2017, 1’207 chrétiens ont été tué pour des raisons liées à leur foi et 1’329
églises ont été attaquées. Ces attaques peuvent varier entre les attaques jugées mineures telles la
profanation et autres actes de vandalisme jusqu’à leur complète destruction. Ce nombre est beaucoup
plus faible que pour la période de l’Index 2016, en particulier en ce qui concerne le nombre de chrétiens tués (1’207 contre 7’106). Le nombre d’églises attaquées est également plus faible (1'329 au lieu de 2’425).

>>Les chiffres de la persécution

 

1

Cette année encore, la Corée du Nord est le pays où les chrétiens sont le plus persécutés. Tous les espoirs d’une quelconque ouverture à des réformes de la part de Kim Jong Un ont été déçus et le «Grand Leader» poursuit sa politique de purges pour renforcer son pouvoir. Le christianisme continue à être perçu comme une pensée occidentale nuisible. Les Nord-Coréens sont dirigés d’une main de fer, selon deux idéologies: le «juche» qui prône l’autosuffisance de l’être humain et le culte de la personnalité dû à la dynastie des Kim, maîtres du pays depuis trois générations.

2

Selon la Constitution, l’islam est religion d’État. Cela a pour conséquence de rendre illégale toute conversion à une autre religion. En outre, ceux qui s’en prennent aux chrétiens peuvent le faire en toute impunité. En Somalie, la persécution est le fait de trois facteurs principaux: l’oppression islamique constante dans la société, les rivalités ethniques et les systèmes de corruption.

3

L’Afghanistan est situé dans une région instable depuis des siècles. Plus de 10 ans après la chute des Talibans suite à l’intervention dans le pays de forces internationales, la situation reste dramatique. Il n’existe aucune liberté religieuse pour la petite communauté chrétienne. Un Afghan est automatiquement déclaré musulman et subit une pression dans toutes les sphères de la vie sociale. La conversion au christianisme est impensable dans la société, les chrétiens d’origine musulmane doivent garder leur foi secrète. Si la foi chrétienne d’un Afghan est découverte, ses enfants seront confiés à la garde d’un couple musulman.

4

Depuis 2014, on assiste à une véritable compétition entre les différents groupes islamistes radicaux qui se réclament du groupe État islamique, Al Qaïda et bien sûr, les Talibans. Au Pakistan, la pression exercée à l’encontre de la minorité chrétienne s’avère très forte. Le problème principal vient des madrassas, écoles coraniques, où est dispensé un enseignement radical et haineux à l’encontre des chrétiens. On estime que 35'000 madrassas existent dans le pays, dont 11'000 seraient considérées comme étant radicalisées dans leur position théologique. 182 madrassas ont été fermées par le gouvernement en janvier 2016.

5

Le Soudan est l’un des rares pays d’Afrique à figurer dans l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens depuis sa publication en 1993. Dans ce pays, où l’apostasie est punie de la peine de mort, les chrétiens sont considérés comme des citoyens de seconde zone. Bien que la Constitution garantisse la liberté de religion, la plupart des lois font suite à une stricte application de la charia. La volonté du gouvernement est d’établir une seule religion, une seule culture et une seule langue. Il est extrêmement compliqué d’obtenir une autorisation pour la construction d’une nouvelle église.