06.09.2019 /
Syrie
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Syrie: Quand l’école du dimanche améliore les résultats scolaires

Dans n’importe quel pays, l’éducation des enfants est un vrai défi pour les parents chrétiens. Lorsqu’on y ajoute un contexte de guerre dans une société à majorité musulmane, cela devient une montagne… que l’église aide à déplacer par la foi.

Esaa Samaan et son épouse Dyala fréquentaient la seule église de la ville, à 50 km de Raqqa. «Un jour, des terroristes ont commencé à tuer des gens au hasard. Nous avons fuit de nuit avec nos deux jeunes garçons épouvantés et le nouveau-né, sans rien emporter. Nous avons couru vers un avenir inconnu dans un lieu inconnu», se souvient Dyala avec tristesse.

Aujourd’hui, à Lattakié, en Syrie, leur vie a changé et les garçons ont grandi: Micaël (7 ans), Karim (11 ans) et Reemon (15 ans) vont à l’école avec des enfants d’autres confessions, au passé et aux horizons différents. Dans la ville, la violence, le tabac, la drogue et la pornographie se répandent de manière effrayante. Les garçons posent des questions. Parfois, ils commencent à imiter les mauvaises actions de leurs camarades. Quand ils sont repris, ils répondent: «Mon ami aussi fait ceci et dit cela.» Dyala et son mari sont souvent dépassés et constatent: «Il est difficile de contrôler les sources d’influence de nos enfants. Nous essayons toujours de les maintenir dans une atmosphère chrétienne.»

Un jour, Dyala a entendu parler de l'école du dimanche à l’église qu’ils fréquentent au Centre d’Espoir. «J’ai senti que c'était exactement ce dont les garçons avaient besoin: une communauté chrétienne où ils peuvent trouver des réponses et s’approcher de Dieu. Ils pourront se faire de nouveaux amis chrétiens et rester à l'écart du mal», dit-elle.

Pour commencer, Dyala a demandé aux responsables de prier pour Reemon, encore traumatisé par les cris et les bombardements entendus dans sa petite enfance. Elle explique comment l’école du dimanche est devenue une référence pour ses garçons: «Quand ils se comportent mal, ils corrigent d’eux-mêmes leur attitude. Parallèlement, leurs résultats à l’école se sont améliorés.»

Au Centre d’Espoir de l’église, Reemon s’est inscrit à une formation intitulée «Un sens à ma vie». Ce programme a eu clairement un impact positif sur lui. Alors qu’il était violent et qu’il battait ses frères, il s’assied maintenant avec eux et leur parle calmement. Ses frères le voient marcher sur le bon chemin et ils le suivent. A la grande satisfaction des parents!