27.03.2020 /
Syrie
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Syrie: En plus de la persécution, la menace du COVID-19

Au début de cette semaine, les premiers cas de coronavirus ont été diagnostiqués en Syrie. Les chrétiens de la région demandent instamment notre prière.

Elias*, un des collaborateurs syriens de notre organisation partenaire, explique pourquoi la Syrie est particulièrement vulnérable: «Pendant des années, de nombreux Syriens n'ont pas pu consommer une nourriture saine. Les médecins en Syrie constatent que le nombre de personnes sujettes aux maladies saisonnières est beaucoup plus grand pour cette raison. Elles sont ainsi plus sensibles au virus.»

Les produits d'hygiène et l’accès à l'eau potable font aussi défaut. Dans les villes d’une certaine importance, la pollution atmosphérique est énorme en raison des nombreux générateurs nécessaires pour produire de l'électricité. Pendant la guerre, nombre de jeunes et de familles ont fui dans d'autres pays, laissant une population avec un pourcentage élevé de personnes âgées. Ces dernières sont les plus menacées, et si elles tombent malades, elles n'ont souvent personne pour s'occuper d'elles.

Malgré son faible nombre et la persécution, l’Église en Syrie a apporté beaucoup d’aide ces dernières années. Les chrétiens ont grand besoin de notre prière et de notre soutien pour que ce puissant témoignage de l'amour de Dieu continue.

Dans de nombreux pays du Moyen-Orient, nos partenaires ont été obligés de limiter ou de cesser leurs déplacements, car les églises ne peuvent plus se réunir. Elles doivent s’organiser autrement. «Notre ministère se poursuit. Enseignement, réunions de prière, formations… nous mettons en ligne tout ce qui est utile pour encourager les communautés chrétiennes. Par ailleurs, nous continuons à aider les familles chrétiennes d’Irak et de Syrie à survivre et à se réinstaller», dit un de nos contacts qui précise: «Si notre aide s’arrêtait maintenant, la simple présence de chrétiens serait menacée.»

Dans d’autres pays de la région, les projets de soutien spirituel, médical et socio-économique développés en partenariat avec les églises locales sont menés à bien dans la mesure du possible. La pandémie n’a pas mis un terme à la persécution.

Pour les chrétiens du Moyen-Orient, la crise sanitaire vient s’ajouter à la persécution, à l’isolement, aux traumatismes, aux abus, aux menaces et aux séquelles laissées par la présence de Daech. Nous restons coûte que coûte aux côtés de nos frères et sœurs persécutés!

*Prénom d’emprunt