26.09.2019 / news

Journée de Portes Ouvertes 2019 - «Priez pour que nous puissions tenir fermes!»

Ré-écouter la Journée de Portes Ouvertes 2019

Paulina: Découvrir Christ en Asie Centrale

Pakistan: Jésus apparaît à un Imam

Algérie: Fermetures d'églises et ouvertures pour l'Evangile

Tunisie: Une Eglise embryonnaire en Afrique du Nord

La réalité et les défis des chrétiens d’arrière-plans musulmans étaient au centre de la journée annuelle de l’organisation «Portes Ouvertes». Ce sont 450 personnes qui ont écouté leurs récits et prié pour eux, samedi dernier. Retour sur une journée riche en émotions.

Ils étaient quatre. Quatre chrétiens courageux, passionnés, venus d’Asie Centrale, du Pakistan, d’Algérie et de Tunisie, unis par la même foi en Jésus-Christ, un arrière-plan musulman et l’expérience de la persécution. Ils ont tour à tour pris la parole pour partager leur témoignage, afin que l’occident ne se voile pas les yeux. En effet les difficultés et les souffrances qu’ils ont endurées sont partagées par de nombreux chrétiens dans leurs pays respectifs. Mais leurs récits étaient également très largement empreints d’espoir: «Jésus m’a amené jusqu’ici pour vous dire qu’il est bien vivant», résumait l’un d’eux.

L’imam pakistanais Haroon* voit Jésus en rêve
Haroon* était imam et envoyé en Europe pour répandre l’Islam. Jésus-Christ lui apparaît en rêve à plusieurs reprises et il devient chrétien. Sa famille et son clan le séparent de sa femme et de son fils, le passent à tabac jusqu’à lui rompre des os et vont jusqu’à organiser ses funérailles symboliques. Loin de l’histoire très médiatisée d’Asia Bibi, récemment libérée, le parcours d’Haroon* illustre la haine et le sort réservés à de nombreux chrétiens pakistanais anonymes, en particulier lorsqu’ils sont issus de familles musulmanes.

 «Ils sont ma famille»
Ce récit, ainsi que celui de Paulina*, partageant les miracles ayant parfois lieu dans les prisons d’Asie Centrale, où Dieu se sert par exemple de pasteurs emprisonnés pour permettre à un geolier ou à un islamiste radical de le rencontrer, a ému les participants: «nos propres difficultés s’en voient relativisées. Nous nous sentons proches d’eux, de leur réalité. La Bible dit que lorsqu’un membre du corps de Christ souffre, tous souffrent avec lui, et c’est ce que nous ressentons».

Nous vivons du rejet et des injustices quotidiennes
Plus proche de nous culturellement parlant, les témoignages des orateurs d’Afrique du Nord ont fait échos à la pression qui se ressent jusqu’en Suisse, lorsqu’un chrétien affiche publiquement sa foi. En Tunisie, l’injustice s’ajoute au rejet et au mépris des pairs. Un passeport oublié dans un coin par l’administration ou un redoublement savamment orchestré par un institut de formation ne sont pas des exceptions. «Comme j’ai quitté l’islam, où que j’aille, je suis vu comme un traitre », explique Marouane*, chrétien tunisien de 29 ans, qui a été menacé de mort par son propre frère. En Algérie, l’église n’a jamais été aussi unie que depuis la recrudescence des pressions à l’encontre des chrétiens et de leurs lieux de cultes. A savoir que près d’une dizaine d’églises ont été mises sous scellés en Algérie depuis le début de l’année 2018.

Passage de témoin au sein du ministère «de Femmes à Femmes»
Lors de la journée de samedi, Claire, responsable du ministère «de Femmes à Femmes», qui sensibilise les femmes du monde libre aux réalités de l’Eglise persécutée a passé le témoin à Laetitia, qui s’engagera dès janvier 2020 dans ce ministère. Elle a été vivement remerciée pour ses 10 ans d’engagement.

La journée s’est terminée par le partage d’un curry indien pour rappeler la campagne de soutien «Impact Inde» menée jusqu’en 2020 par Portes Ouvertes.

Rendez-vous est déjà fixé le samedi 26 septembre 2020, pour une nouvelle journée d’échange et d’encouragement entre les chrétiens de Suisse romande et l’église persécutée.