06.03.2020 /
Iran
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Iran: Ramiel Bet-Tamraz et Mary Mohammadi sont libres!

Ramiel, chrétien assyrien et fils du pasteur Victor Bet-Tamraz, a été libéré plus tôt que prévu. Fatemeh (Mary) Mohammadi vient, elle aussi, d’être libérée sous caution de la prison de Qarchak.

C’est sa sœur Dabrina qui a annoncé la libération de Ramiel Bet-Tamraz le 27 février dernier. Il purgeait une peine de quatre mois de prison pour avoir participé à des réunions d’église de maison. Un certain nombre d'autres prisonniers purgeant des peines de courte durée auraient également été libérés, l'Iran cherchant à combattre la propagation du coronavirus. Dans ce contexte sanitaire, l’État craint que ses prisons surpeuplées ne connaissent une épidémie.

Peu avant la libération de son frère, Dabrina a déclaré qu'il était de bonne humeur et qu'il avait eu l'occasion de prier avec d'autres prisonniers chrétiens tels que Youssef Nadarkhani et Nasser Navard Gol-Tapeh.

Ramiel avait été arrêté en août 2016 avec quatre autres chrétiens lors d’un pique-nique dans les montagnes au nord-est de Téhéran. Ils avaient été détenus dans la prison d'Evin, à Téhéran, pendant plusieurs semaines. Ramiel a finalement été condamné en juillet 2018 à quatre mois de prison pour «propagande contre le système» à cause de son appartenance à une église de maison.

Victor Bet-Tamraz, son père, était le pasteur de l'Église pentecôtiste assyrienne de Téhéran, la dernière église assyro-iranienne à tenir des cultes en langue farsi avant sa fermeture forcée en 2009. Il a été condamné à dix ans de prison et sa femme, Shamiram Issavi, à cinq ans. Ils sont en liberté sous caution, dans l'attente de l'issue de leurs appels, depuis près de trois ans. 

Nous étions restés sans nouvelles de Fatemeh (Mary) Mohammadi pendant plusieurs semaines après son arrestation le 12 janvier (notre Newsmail du 31.1.2020). Puis nous avons appris que la jeune chrétienne iranienne d’arrière-plan musulman était incarcérée à la prison de Qarchak, où elle était harcelée et maltraitée. Cette prison pour femmes, située dans un désert à l'est de Téhéran, est connue comme l'une des pires d'Iran en raison de ses conditions médicales et psychologiques inhumaines.

Mary a été libérée sous caution le 26 février dernier! C’est l'Agence de presse des militants des droits de l'homme (HRANA) qui vient d’annoncer la bonne nouvelle. Mary reste cependant accusée de «trouble à l'ordre public en participant à un rassemblement illégal». Sa caution a été fixée à 30 millions de tomans (environ 2500 CHF), ce qui équivaut à plus d'un salaire annuel moyen en Iran. La famille de Mary a pu réunir cette somme en dépit des difficultés économiques.