01.11.2019 /
Iran
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Iran: Un pas vers la liberté pour Ebrahim Firouzi

Ebrahim Firouzi est sorti de la prison de Karaj le 26 octobre dernier. Mais il doit encore purger une peine d'exil interne de deux ans à Sarbaz, une ville défavorisée aux confins de l'Iran.

Les chrétiens iraniens se réjouissent de la bonne nouvelle: «Nous sommes ravis d’annoncer qu’Ebrahim Firouzi a été libéré de prison. Veuillez prier pour notre cher frère qui vient de passer plus de cinq années en détention. Il commencera bientôt le reste de sa peine: deux ans d’exil interne.»

Oui, nous pouvons nous réjouir avec nos frères et sœurs d’Iran. Avec eux, nous remercions tous ceux qui ont prié pour Ebrahim durant ces longues années d’épreuves. Soyons reconnaissants à Dieu: Ebrahim est en bonne santé. Il devait sortir de prison en janvier 2020. Le 26 octobre, le chef de la prison Karaj a voulu envoyer Ebrahim directement en exil à Sarbaz, mais il a été autorisé à être libéré temporairement pour récupérer des documents confisqués par les services secrets iraniens lors de son arrestation. Il devra trouver un logement et un emploi à Sarbaz.

À 34 ans, Ebrahim Firouzi totalise déjà plus de sept années derrière les barreaux! Ce chrétien d’arrière-plan musulman a déjà été arrêté trois fois. Sa dernière interpellation remonte au mois d’août 2013. Il avait alors été condamné à un an de prison et deux ans d’exil pour «propagande contre la République islamique d’Iran, évangélisation et gestion d’un site chrétien». S’attendant à être libéré au temps prévu, Ebrahim a été rejugé en mars 2015 et condamné à cinq années supplémentaires en détention pour «actions contre la sécurité nationale et collusion avec des entités étrangères».

L’Iran, qui érige l’islam chiite en religion d’État, considère le christianisme comme une influence occidentale nocive. Les chrétiens d’arrière-plan musulman sont particulièrement pourchassés et persécutés par les autorités.

Le 25 septembre dernier, trois chrétiens, Asghar Salehi (43 ans), Mohammadreza Rezaei et un autre chrétien d’arrière-plan musulman ont été condamnés à six mois de prison en raison de leur foi et de leurs activités chrétiennes. Le juge a refusé de laisser parler Asghar. Il l'a averti qu'il était surveillé et qu'il devrait s'engager à cesser toute activité chrétienne. Le 13 octobre, un tribunal iranien vient de condamner neuf chrétiens, également d’arrière-plan musulman, à cinq ans d'emprisonnement pour «actions contre la sécurité nationale».
(Source: Middle East Concern)