20.08.2021 /
Iran
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Iran: Injustement emprisonné en raison de sa foi, il remercie Dieu!

Hamed Ashoori, un chrétien d’arrière-plan musulman, a commencé à purger sa peine de dix mois de prison pour une prétendue «propagande contre la République islamique d’Iran». Loin de perdre la foi, il préfère remercier Dieu.  

Le 27 juillet dernier, Hamed Ashoori, 31 ans, s'est présenté à la prison centrale de Karaj. Condamné pour «propagande contre la République islamique d'Iran» (cf. notre article du 16 juillet), il devrait y rester pour une durée de dix mois. Mais à travers les épreuves, la foi du jeune homme demeure inébranlable.

Injustement condamné mais...

Juste avant de se rendre en prison, Hamed a enregistré une courte vidéo, dans laquelle il explique le réel motif de sa condamnation: c’est son engagement en tant que disciple du Christ et non en tant qu’ennemi de son pays ou du régime.

Hamed a été arrêté par des agents du ministère du Renseignement. C’était il y a deux ans et demi, alors qu'il quittait son domicile de Fardis, le matin du 23 février 2019. Ce jour-là, les agents ont fait une descente à son domicile et ont confisqué tous les documents chrétiens en sa possession: bibles et autres ouvrages théologiques. Ses disques durs ont également été saisis.

... reconnaissant! 

Emmené en prison à Karaj, maintenu à l'isolement pendant dix jours, Hamed a été interrogé et soumis à d’odieuses propositions: s'il «coopérait» en devenant un informateur aux dépens d'autres chrétiens, il serait libre et n’aurait plus de soucis à se faire pour ses finances. Refusant de céder au chantage, il a été battu par ses geôliers.

Hamed a finalement été libéré sous caution. Mais il n’en avait pas pour autant fini avec la «justice» de son pays. En compagnie d’un autre membre de sa famille, il a été contraint d'assister à des séances de «rééducation» avec un religieux islamique. Au bout de quatre séances, Hamed a refusé de poursuivre l’expérience. C'est alors qu'a commencé la procédure judiciaire.

L'instruction a été retardée par la pandémie de Covid-19. Mais Hamed a finalement été condamné en avril 2021 par le tribunal révolutionnaire de Karaj. Il a fait appel le 26 juin, en vain: un nouvelle fois condamné, il a été convoqué pour commencer sa peine de prison.

Avant d’être incarcéré, Hamed a pu témoigner: «Je remercie Dieu de m'avoir jugé digne d'endurer cette persécution à cause de Lui.» Comme beaucoup de chrétiens iraniens, Hamed est prêt à tout perdre. Sauf la foi en son Seigneur et Sauveur.

Un nouveau président pour le pays

Cet emprisonnement intervient alors qu’Ebrahim Raïssi, le président nouvellement élu, vient d’entrer en fonction. Religieux chiite ultraconservateur, son action en tant que procureur, puis chef du pouvoir judiciaire, lui a valu une distinction peu gratifiante: celle de figurer sur la liste noire des responsables iraniens sanctionnés par Washington pour «complicité de graves violations des droits humains.» 

Interpellé par l’ONU, il a même qualifié les églises de maison, qui rassemblent principalement des musulmans convertis au christianisme, de «groupes ennemis» adeptes d'une «secte sioniste» et ayant «des velléités d'atteinte à la sécurité nationale.» Une rhétorique qui laisse craindre un durcissement de la marge de manœuvre des chrétiens d’arrière-plan musulman dans le pays.

Source : Article 18