22.09.2020 /
Nigeria
Inde
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Le Covid-19: facteur aggravant de la persécution

Le 22 août, l'ONU a commémoré les victimes des violences religieuses et constaté que l'épidémie de Covid-19 a encore plus fragilisé ceux qui souffrent pour leur foi.

Cette année, le 22 août, a eu lieu la 2nde édition de la journée internationale de commémoration des personnes victimes de violences en raison de leur religion ou convictions.

Cette année, on a pu constater combien l'épidémie de Covid-19 avait aggravé la vulnérabilité des chrétiens et des autres minorités qui subissent au quotidien d'énormes pressions à cause de leur religion. Dans certains pays, les chrétiens ont été écartés de la distribution de l'aide, au risque de souffrir de la faim. 

Les chrétiens persécutés davantage isolés et discriminés

Confinement, restrictions de déplacements, ces mesures instaurées par les États pendant l'épidémie de Covid-19 ont eu pour effet d'isoler encore davantage les chrétiens persécutés.

  • Au Nigéria, dans la région de la Ceinture Centrale et dans le Nord-Est du pays, les chrétiens sont régulièrement victimes d'attaques menées par Boko Haram, par d'autres groupes islamistes ainsi que par les éleveurs peuls musulmans. Pendant l'épidémie ces attaques ont continué sans fléchir et en toute impunité. Or, les chrétiens sommés de rester chez eux comme le reste de la population se sont retrouvés pris au piège, empêchés de fuir pour sauver leur vie.
  • En Inde, le gouvernement composé de nationalistes hindous considère les chrétiens comme des citoyens de seconde zone, relégués aux emplois les plus dégradants et les moins payés. Or, avec le ralentissement de l'économie ces journaliers se sont retrouvés sans travail ou à devoir travailler sans mesures de sécurité sanitaire, Ils ont même été encore plus attaqués, accusés faussement de propager le virus.

Rappel de la responsabilité des États

L'ONU a instauré cette journée en réponse à l'augmentation du nombre de violations du droit à la liberté religieuse partout dans le monde.

La résolution stipule que «les États ont comme responsabilité première de promouvoir et de protéger les droits humains de leurs citoyens notamment de ceux qui appartiennent aux minorités en garantissant leur droit d'exercer leur religion librement.»

Cette journée de commémoration nous rappelle que plus que jamais, les minorités religieuses ont besoin d'être défendues et protégées.