Nous n’avons pas toujours des retours des actions écrire, mais lorsque nous en recevons, nous les publions, car ils nous encouragent à poursuivre notre engagement concret et pratique pour les chrétiens persécutés.

Suivi Zita du Cameroun

Zita*, Cameroun: «Je n'ai jamais connu un tel amour!»

Zita, 16, ans, du Cameroun, était ravie: elle tenait dans ses mains des lettres venant de divers pays comme la Suisse, l'Autriche, les Etats-Unis, la Pologne ou le Paraguay. Des chrétiens du monde entier lui avaient écrit pour l’encourager.

Cette action «écrire» de Open Doors s'est terminée en mai, mais Zita a encore besoin du soutien de ses frères et sœurs dans la foi.

Zita a grandi dans différentes familles, mais ses proches sont majoritairement musulmans. Quand elle a décidé de suivre Jésus en 2015, sa famille a réagi avec coups et menaces. Pour sauver sa vie, elle s'est enfuie et a trouvé refuge auprès d’une famille chrétienne. Mais elle doit régulièrement rendre visite à sa propre famille. «Ils  menacent de faire du mal à ma nouvelle famille si je ne viens pas les voir», se plaint Zita.

Ces visites forcées sont un lourd fardeau pour la jeune fille. Pendant un certain temps, elle a ignoré les sous-entendus de ses proches. Jusqu’au jour où sa tante lui a parlé clairement. «Elle m'a dit que si je continuais à courir après les chrétiens, ils ne me donneraient pas plus de trois mois avant de me régler mon compte», explique Zita en larmes.

Zita n’a jamais connu la famille de sa mère biologique. Cette dernière était elle-même chrétienne et a dû se séparer de son bébé alors qu’il n’avait que huit mois et le confier à une famille. Elle est décédée peu de temps après. Zita désire ardemment retrouver la famille de sa maman, mais toutes ses recherches ont été vaines jusqu’à présent.

Les visites régulières de Portes Ouvertes sont un encouragement inestimable pour Zita, comme toutes ces cartes qu’elle a reçues. «Merci beaucoup. Je sais que vous faites tout cela par amour. Avant de rencontrer Jésus, je n'ai jamais connu un tel amour! Je loue et remercie Dieu pour vous tous.»

Zita a encore besoin de nos prières:

  • Prions pour que Jésus réconforte Zita et lui donne la force de faire face à toutes les menaces et déceptions.
  • Prions pour l’ancienne famille de Zita, que les menaces cessent et qu'ils ouvrent leur cœur à l'Evangile.
  • Prions pour Zita et tous les chrétiens du Cameroun qui endurent des situations similaires à cause de leur foi: que Jésus comble tous leurs manques et qu'ils connaissent la paix de Dieu.

* Prénom d’emprunt

Maryam d'Iran: "Je me croyais oubliée en prison"

Elle n’en revient pas: Maryam était loin de s’imaginer que pendant son séjour dans une prison iranienne, des milliers de personnes avaient prié pour elle et lui avaient écrit des centaines de cartes d’encouragement. Découvrez sa réaction.

Nous avons dit à Maryam que des milliers de personnes avaient prié pour elle tout le temps qu’elle avait passé en prison, et que des centaines de personnes lui avaient envoyé du courrier. Elle a été très surprise: «Vraiment? Tant que ça? Je ne le savais pas!» Elle avait du mal à le croire. «Je me croyais oubliée, mais tant de personnes pensaient à moi!»

Les autorités ont retenu le courrier de Maryam pendant qu’elle était en prison, mais nous avons pu lui montrer quelques messages scannés. Le premier venait d’une petite Abigail âgée de 11 ans, en Australie. Une carte pleine de couleurs, décorée de joyeux autocollants. Quand on lui a traduit les premiers mots, Maryam s’est enfoui le visage dans les mains et s’est mise à pleurer.

«Les enfants m’ont tellement manqué», a-t-elle dit entre deux sanglots. «J’étais professeur de musique auprès des enfants, et en prison j’ai pleuré chaque jour de rentrée scolaire. Je n’ai pas vu d’enfants pendant quatre ans.» Elle a jeté encore un coup d’œil à ces messages et a souri à travers ses larmes. «Maintenant, je comprends que je n’étais pas seule à penser aux enfants, les enfants pensaient à moi eux aussi, et même priaient pour moi!»

Maryam a tenu à remercier toutes les personnes qui ont pensé à elle en prison: «Je ressens comme un miracle le fait que tant de gens ont prié pour moi, dans des pays dont j’ignorais jusqu’à l’existence. C’est vraiment pour moi une grande source de force et je voudrais vous remercier tous sincèrement. Je n’aurai probablement jamais l’occasion de vous rencontrer, de vous parler personnellement, de vous embrasser et de vous dire que je vous aime, mais je vous dis un très grand merci du fond du cœur. Nous sommes une seule famille en Christ.»

La jeune femme assure qu’elle va bien mais que son corps ne s’est pas encore réhabitué à la vie en dehors de la prison: «Je dors mal, et j’ai très peu d’appétit.»

Maryam Naghash Zargaran a été libérée en août 2017 après avoir purgé une peine de quatre ans de prison à cause de sa foi. «Quand je suis sortie de prison, j’avais une folle envie de courir, courir, courir, sans rentrer dans un mur! J’avais aussi envie de conduire sans plus m’arrêter. En fait, dans la circulation de Téhéran, c’est de toute manière impossible!», a-t-elle ajouté.

Vidéo de la rencontre avec Maryam:

Suivi Jeovani, Dieu-Fera & Steven (RCA)

Centrafrique: La joie de recevoir des lettres et du soutien

Le 14 avril 2013, des rebelles de la Séléka ont tiré une roquette contre la Communauté des frères du quartier Cité Jean XXIII de la capitale Bangui. L’explosion a fait 7 morts et au moins 33 blessés graves, parmi lesquels les trois garçons Jeovani Mongounou, Dieu-Fera Zinon et Steven Malengou, qu’il a fallu amputer des jambes. Récemment, Portes Ouvertes leur a rendu visite.

Grâce à vos dons, nous avons pu soutenir ces enfants et leurs familles par un ministère de présence, par la fourniture de prothèses et par la prise en charge des frais de scolarité. Même après la campagne de lettres, ils ont continué à recevoir de l’aide.

 

Jeovani

Jeovani, qui a dû être amputé des deux jambes, a passé par un travail de réhabilitation long et frustrant, qui n’est pas encore terminé. Ses premières prothèses étaient de mauvaise qualité. Portes Ouvertes lui en a procuré de nouvelles. Il peut maintenant marcher, mais seulement avec une béquille.

Un de nos collaborateurs nous dit: «Les lettres de l’étranger ont beaucoup touché Jeovani. Il dit à ses amis que des gens à l’étranger pensent à lui et il leur montre les cartes, les lettres et les images qu’il a reçues d’enfants du monde entier. Il ne comprend pas l’anglais, mais les images lui parlent.»

 

Dieu-Fera

Lors d’une visite de nos collaborateurs, Dieu-Fera jouait dehors au football avec ses amis – un signe encourageant! Sa grand-mère, qui s’occupe de lui depuis la mort de sa mère, a dit qu’il allait bien, était en bonne santé et faisait de bonnes notes à l’école.

Avec sa prothèse, il peut marcher, courir et même jouer au foot. Cependant, sa famille et lui ont encore besoin de nos prières. Les produits agricoles vendus par la grand-maman suffisent tout juste à nourrir la famille. Le père est sans travail. La famille souffre tant au plan financier que psychologique.

 

Steven

Steven aussi est extrêmement reconnaissant du soutien de Portes Ouvertes. Quand nos collaborateurs l’ont visité, ils ont vu qu’il n’utilisait plus sa prothèse, devenue trop petite. Depuis lors, il en a reçu une nouvelle. Notre collaborateur rapporte: «Steven est heureux de toutes les lettres qu’il reçoit: il profite chaque fois de les montrer à ses amis. C’est toujours un grand moment pour lui.»

«Je prie Dieu de bénir aussi ceux qui m’ont aidé», dit Dieu-Fera. A notre tour, nous vous remercions de toutes vos prières et de votre soutien!

 

>> Je suis si heureuse que mon fils puisse se rendre tout seul à l’école!
La maman de Jeovani

 

Suivi Mary (Tanzanie)

"Les veuves souffrent souvent d'une grande solitude. Après la perte d'Elias, je craignais beaucoup cette solitude."

Trois ans après la mort de son mari, âgé de 35 ans, en octobre 2013, Mary se souvient comment sa vie a basculé en une nuit. "Je l'avais connu à l'église, il était responsable du groupe de jeunes. Nous sommes tombés amoureux et nous sommes mariés en 2009. J'ai très vite été enceinte. Notre fils Prosper est né en 2010, notre fille Prisca début 2013."

"Huit mois plus tard, Elias a été tué. C'est arrivé dans la nuit du 21 octobre. Il rentrait du travail, prenait un bain, soupait et se rendait à l'église vers 21 heures. Il y montait la garde, car plusieurs attentats avaient été perpétrés contre des églises dans la région." (La veille, deux responsables d'église avaient été tués au Kenya voisin.)

Le lendemain matin, plusieurs membres de l'église ont rendu visite à Mary et le pasteur lui a annoncé que l'église avait été attaquée et son mari tué à la machette. Deux autres personnes avaient été blessées, mais avaient survécu.

"En entendant cette nouvelle, j'ai crié si fort que les voisins sont venus voir ce qui se passait."

"Plus tard, j'ai gardé pendant longtemps une vive colère envers les agresseurs. Beaucoup d'églises ont été incendiées. Certains responsables d'église ont été tués, d'autres  brûlés à l'acide. Je me suis demandé pourquoi nous, les chrétiens, devons souffrir autant. Honnêtement, si j'avais rencontré un des agresseurs d'Elias à ce moment-là, je ne sais ce que je lui aurais fait."

Ils ont détruit mes rêves

"J'étais dévastée que mes enfants aient perdu leur père à un âge si tendre. Ils avaient besoin de lui. Assumer seule leur éducation me paraissait très difficile. Les meurtriers de mon mari avaient détruit mes rêves. Je posais beaucoup de questions à Dieu: 'Pourquoi cela m'est-il arrivé? Pourquoi suis-je devenue veuve si jeune?' Mais avec le temps, j'ai commencé à accepter la situation.

C'était dur, mais aujourd'hui, ma relation avec Dieu est solide. Je remercie Dieu: Il me donne de la force, et je ne me suis jamais couchée sur ma faim. Il entoure mes enfants et nous fortifie pour continuer et avancer. Quand j'éprouve du chagrin et me sens déprimée, j'allume la radio, j'écoute de la musique Gospel et je chante avec. Mon assemblée ne m'abandonne pas, ils continuent de me rendre visite et s'occupent de moi et de mes enfants."

Peu de temps après la mort de son mari, une collaboratrice de Portes Ouvertes est venue voir Mary. "Elle a amené un grand carton rempli de cartes et de lettres. J'étais réconfortée, tout ce courrier prouvait que le monde entier avait entendu parler de mon malheur. Mon anglais n'est pas très bon, mais j'ai souvent vu les mots: 'Ne te fais pas de souci, Mary!', et 'Que Dieu te bénisse, Mary!', des mots que je comprenais.

Le grand carton plein de cartes a excité la curiosité de mes visiteurs. Quand ils me posaient des questions le concernant, je les encourageais à jeter un regard à l'intérieur. Les cartes leur ont tellement plu qu'ils m'ont demandé s'ils pouvaient en emporter quelques-unes à la maison. Il ne m'en reste presque plus!

Mon rêve pour l'avenir est de bien vivre et de rester forte pour mes enfants. Je voudrais diriger une entreprise et faire en sorte que mes enfants ne manquent de rien. C'est difficile, mais je suis confiante, je vais réussir et ne pas perdre espoir."

Depuis l'assassinat d'Elias, des églises ont été attaquées au nord de la Tanzanie à plusieurs reprises. La Tanzanie occupe la 31e place sur l'Index mondial de persécution. Index-mondial-de-persecution

Suivi Sharifa (Cameroun)

En juillet 2014, des combattants de Boko Haram ont attaqué le village de Bargaram, dans le nord du Cameroun, et ils ont enlevé et tué le pasteur Jean Marcel Kesvere. Sa femme Sharifa et leurs huit enfants se sont enfuis sans rien d'autre que les vêtements qu'ils portaient.

Depuis lors, Portes Ouvertes offre à la famille un soutien pratique et spirituel. Des collaborateurs ont apporté plus de mille cartes d'encouragement. Sharifa leur a dit que l'amour témoigné par des chrétiens du monde entier était d'une valeur inestimable pour elle et sa famille.

  • Prions Dieu de continuer à soutenir cette famille dans la guérison de ses traumatismes. Puisse-t-elle rester forte dans la foi et fidèle à Dieu.
  • Prions aussi pour la bonne santé de Sharifa et de ses enfants, qui souffrent parfois de malaria.
  • Remercions Dieu de prendre soin de la famille et prions pour qu'il continue à lui apporter tout ce dont elle a besoin.
Haoua: Un double drame (Cameroun)

Cette veuve, pour qui la vie était déjà difficile, a perdu sa fille aînée, Kadidja, 12 ans, et sa petite dernière de deux ans, en moins d‘un mois.

C‘est à travers la foi inspirante de son aînée, souffrant pourtant d‘une cirrhose, que Haoua a découvert l‘Evangile. En octobre dernier, elle accompagne son aînée à l‘hôpital. Sa cadette, restée chez un parent, meurt subitement. Puis, quelques semaines plus tard, Kadidja rend son dernier soupir.
Malgré son immense chagrin, Haoua garde la foi. Elle croit, comme sa fille le lui avait appris, que Jésus prend soin d‘elle tel un époux. /

 

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