Nous n’avons pas toujours des retours des actions écrire, mais lorsque nous en recevons, nous les publions, car ils nous encouragent à poursuivre notre engagement concret et pratique pour les chrétiens persécutés.

Suivi Trinity en Indonésie (septembre 2019)

Indonésie: «Maman, ne t’inquiète pas, Jésus peut me guérir»

En mai dernier, Trinity a subi deux nouvelles opérations, des greffes de peau au coude et au poignet gauche. Actuellement, elle suit une thérapie pour retrouver l’usage de sa main. «Nous sommes déterminés à tout faire pour que Trinity soit complètement guérie», dit Sarina, sa maman. Une volonté partagée par la fillette: «Maman, ne t’inquiète pas, Jésus peut me guérir.»

Malgré ce long et douloureux chemin vers la guérison, les parents de Trinity ont l’espérance que donne la foi: «Nous espérons que Trinity ira mieux en décembre. Elle va bientôt avoir sept ans et il est temps qu’elle démarre sa scolarité. Elle pourra entrer au jardin d’enfants en janvier 2020 puis commencer l'école primaire en juillet de la même année.»

Ce qui aide la famille de Trinity à traverser cette épreuve de souffrance, c’est l’amour. Trinity est le membre visible qui souffre, et tous les membres souffrent intérieurement avec elle. Mais cette famille a décidé de rester debout malgré la souffrance. Plutôt compter sur Dieu que gémir et douter. Trinity et ses parents vivent littéralement ce que dit la Bible : «Ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance et l'amour» (1 Corinthiens 13:13).

Trinity a été si gravement brûlée que, pour la quatrième fois, elle a dû être hospitalisée en Chine afin d'y subir des interventions et des soins complexes. Si Sarina met tout son amour pour entourer sa fille, elle a souvent le cœur brisé: «Je ne supporte pas de la voir souffrir. Opérations, greffes cutanées, injections... Elle souffre beaucoup, plus que nous ne pouvons l'imaginer.»

Sarina a été si impactée par la situation de sa fille qu’elle en est venue à supplier le médecin: «S’il vous plaît, prenez ma peau à la place de la sienne, si cela peut lui redonner un état normal. Trinity est encore petite. Elle a encore un long chemin à parcourir.» Une démarche refusée car médicalement déconseillée. Trinity et ses parents reçoivent régulièrement le soutien de chrétiens indonésiens et des partenaires locaux de Portes Ouvertes alors qu'ils endurent cette longue et difficile épreuve avec patience.

Deux autres enfants, Anita et Alvaro, victimes du même attentat, se battent pour guérir.

Sujets de prière
  • Remercions Dieu pour la bonne prise en charge médicale de Trinity et pour ses progrès.
  • Prions pour un rétablissement complet de ses trois enfants blessés, et que Dieu les aide aussi à surmonter leurs traumatismes.
  • Prions pour la protection des chrétiens face à la montée de l’islamisme en Indonésie.

Info: Septembre 2019

Suivi Eldos du Kirgistan (juillet 2019)

En fin d’année passée, nous vous avions demandé de prier pour Eldos et de l’encourager par des cartes. Il va mieux et se trouve en sécurité dans un autre pays. Il vous remercie pour vos prières!

Il y a quelques mois encore, Eldos, un jeune Kirghize de 25 ans, se terrait quelque part avec la peur au ventre. La situation était si périlleuse qu' Eldos a dû être transféré dans un autre pays. Deux équipiers de Portes Ouvertes France ont pu le rencontrer il y a quelques jours. Le jeune homme va beaucoup mieux.

«Je ne savais pas que j'avais une si grande famille!»

Nous avons remis à Eldos plus d’un millier de cartes d’encouragement reçues de différents pays, dont plus de 80 venant de Suisse et d’Autriche. Une surprise de taille: «Je ne savais pas que j’avais une si grande famille! Je suis très touché du fait que tant de personnes m’aient envoyé ces cartes et qu’elles prient pour moi», remercie Eldos. Son oncle, lui aussi très ému, a tenu à exprimer sa reconnaissance: «Chers frères et sœurs, au nom de ma famille, merci pour vos paroles d'encouragement, vos prières, vos pensées, votre soutien! Pour nous, c'est le vrai reflet de l'amour de Dieu. Votre attitude, votre amour et vos prières ont changé mon cœur.»

Protégé par une main invisible

Eldos se remet lentement de l’attaque où trois hommes l’ont violemment passé à tabac parce qu’il refusait de renier sa foi chrétienne. Mâchoire fracturée, dents brisées… Eldos avait été transporté à l’hôpital dans un état grave. Depuis, il a subi de nombreuses interventions médicales. Le bas de son visage reste aujourd’hui encore en partie insensible. Il nous a raconté que pendant l'attaque, il avait senti la protection de Dieu: «Mes assaillants m’ont frappé violemment à la tête pendant trois heures, mais à certains moments je me suis senti protégé des coups par une main invisible.»

Prier pour la suite

Aujourd’hui, Eldos a déposé une demande pour obtenir un permis de séjour plus long dans le pays qui l'accueille. Il est hébergé dans la maison de chrétiens avec son oncle et sa tante. Tous les trois demandent à Dieu de les guider.

Info: juillet 2019

Suivi Esther au Nigéria (juin 2019)

Nigeria: Esther, transformée par l’encouragement

Après un an de séquestration et de mauvais traitements aux mains de Boko Haram, Esther, 20 ans, est retournée dans son village natal. Sa souffrance n’est pas terminée pour autant. Jusqu’à ce jour, elle rencontre beaucoup de rejet. Depuis deux ans, Portes Ouvertes est en contact étroit avec elle et sa fillette Rebecca, âgée de deux ans. Esther a reçu du soutien pratique, un accompagnement posttraumatique ainsi que de nombreuses lettres d'encouragement de chrétiens du monde entier. Notre collaboratrice Hannah* nous raconte sa récente visite:


Joyeux moment de partage entre Esther et sa fille Rebecca

Courrier personnel du ministre britannique des Affaires étrangères
Nous rencontrons Esther au Maiduguri College, où elle a commencé des études de sport. Elle nous salue chaleureusement et nous dit: «J'ai de la peine à gérer mes études après ma longue absence de l'école. Mais je suis déterminée à persévérer jusqu’au bout. Dieu m'aide.» Pendant ses cours à l'université, Esther confie la petite Rebecca à sa tante qui vit dans un camp pour personnes déplacées situé à proximité. La jeune maman se demande comment s’organiser pendant les vacances universitaires, car il n'y a pas de place dans le camp pour elle. En y pensant, elle dit: «La vie semble parfois injuste.» N’est-ce pas le moment idéal pour lui remettre notre paquet d'encouragement?

Tout d'abord, une lettre très spéciale: celle du ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt. Je la lui donne et lui explique qui est l’expéditeur. Elle regarde la lettre d'un air confus et finit par demander: «D'où me connaît-il?» – «Les chrétiens du monde entier ont entendu ton histoire et s'inquiètent pour toi. Ils prient avec toi», lui dis-je. Alors ses yeux se mettent à briller et elle serre la lettre sur son cœur.

Rejetée par ses proches – touchée par l'amour des chrétiens du monde entier
Quand nous lui tendons le sac plein de messages d’encouragement, elle n'en croit pas ses yeux. «Qu'est-ce que c'est?», demande-t-elle. Puis elle s’exclame: «Oh! Les belles cartes», en découvrant le contenu.

Esther ouvre les enveloppes une à une. Rebecca s'assoit à ses côtés, joue et grignote des biscuits – quelle scène émouvante que cette mère et sa fille! Esther lit les lettres à haute voix et montre à «Becky» quelques-uns des dessins faits par des enfants. Impossible de décrire la joie qui illumine son visage alors qu’elle lit les messages et réalise que d’autres chrétiens s’intéressent à son sort. «Merci pour ces messages d'encouragement! Que Dieu vous bénisse», sont les seuls mots qu'elle puisse articuler.

Au terme de notre visite, je suis saisie par ce contraste frappant: d’un côté le rejet de son entourage et, de l’autre, l'amour et le soin de la part du Corps de Christ de par le monde. Un grand merci à tous ceux qui ont pris le temps d'écrire à Esther!

* Nom d’emprunt

Update, juin 2019

Suivi Zita du Cameroun

Zita*, Cameroun: «Je n'ai jamais connu un tel amour!»

Zita, 16, ans, du Cameroun, était ravie: elle tenait dans ses mains des lettres venant de divers pays comme la Suisse, l'Autriche, les Etats-Unis, la Pologne ou le Paraguay. Des chrétiens du monde entier lui avaient écrit pour l’encourager.

Cette action «écrire» de Open Doors s'est terminée en mai, mais Zita a encore besoin du soutien de ses frères et sœurs dans la foi.

Zita a grandi dans différentes familles, mais ses proches sont majoritairement musulmans. Quand elle a décidé de suivre Jésus en 2015, sa famille a réagi avec coups et menaces. Pour sauver sa vie, elle s'est enfuie et a trouvé refuge auprès d’une famille chrétienne. Mais elle doit régulièrement rendre visite à sa propre famille. «Ils  menacent de faire du mal à ma nouvelle famille si je ne viens pas les voir», se plaint Zita.

Ces visites forcées sont un lourd fardeau pour la jeune fille. Pendant un certain temps, elle a ignoré les sous-entendus de ses proches. Jusqu’au jour où sa tante lui a parlé clairement. «Elle m'a dit que si je continuais à courir après les chrétiens, ils ne me donneraient pas plus de trois mois avant de me régler mon compte», explique Zita en larmes.

Zita n’a jamais connu la famille de sa mère biologique. Cette dernière était elle-même chrétienne et a dû se séparer de son bébé alors qu’il n’avait que huit mois et le confier à une famille. Elle est décédée peu de temps après. Zita désire ardemment retrouver la famille de sa maman, mais toutes ses recherches ont été vaines jusqu’à présent.

Les visites régulières de Portes Ouvertes sont un encouragement inestimable pour Zita, comme toutes ces cartes qu’elle a reçues. «Merci beaucoup. Je sais que vous faites tout cela par amour. Avant de rencontrer Jésus, je n'ai jamais connu un tel amour! Je loue et remercie Dieu pour vous tous.»

Zita a encore besoin de nos prières:

  • Prions pour que Jésus réconforte Zita et lui donne la force de faire face à toutes les menaces et déceptions.
  • Prions pour l’ancienne famille de Zita, que les menaces cessent et qu'ils ouvrent leur cœur à l'Evangile.
  • Prions pour Zita et tous les chrétiens du Cameroun qui endurent des situations similaires à cause de leur foi: que Jésus comble tous leurs manques et qu'ils connaissent la paix de Dieu.

* Nom d’emprunt

Maryam d'Iran: "Je me croyais oubliée en prison"

Elle n’en revient pas: Maryam était loin de s’imaginer que pendant son séjour dans une prison iranienne, des milliers de personnes avaient prié pour elle et lui avaient écrit des centaines de cartes d’encouragement. Découvrez sa réaction.

Nous avons dit à Maryam que des milliers de personnes avaient prié pour elle tout le temps qu’elle avait passé en prison, et que des centaines de personnes lui avaient envoyé du courrier. Elle a été très surprise: «Vraiment? Tant que ça? Je ne le savais pas!» Elle avait du mal à le croire. «Je me croyais oubliée, mais tant de personnes pensaient à moi!»

Les autorités ont retenu le courrier de Maryam pendant qu’elle était en prison, mais nous avons pu lui montrer quelques messages scannés. Le premier venait d’une petite Abigail âgée de 11 ans, en Australie. Une carte pleine de couleurs, décorée de joyeux autocollants. Quand on lui a traduit les premiers mots, Maryam s’est enfoui le visage dans les mains et s’est mise à pleurer.

«Les enfants m’ont tellement manqué», a-t-elle dit entre deux sanglots. «J’étais professeur de musique auprès des enfants, et en prison j’ai pleuré chaque jour de rentrée scolaire. Je n’ai pas vu d’enfants pendant quatre ans.» Elle a jeté encore un coup d’œil à ces messages et a souri à travers ses larmes. «Maintenant, je comprends que je n’étais pas seule à penser aux enfants, les enfants pensaient à moi eux aussi, et même priaient pour moi!»

Maryam a tenu à remercier toutes les personnes qui ont pensé à elle en prison: «Je ressens comme un miracle le fait que tant de gens ont prié pour moi, dans des pays dont j’ignorais jusqu’à l’existence. C’est vraiment pour moi une grande source de force et je voudrais vous remercier tous sincèrement. Je n’aurai probablement jamais l’occasion de vous rencontrer, de vous parler personnellement, de vous embrasser et de vous dire que je vous aime, mais je vous dis un très grand merci du fond du cœur. Nous sommes une seule famille en Christ.»

La jeune femme assure qu’elle va bien mais que son corps ne s’est pas encore réhabitué à la vie en dehors de la prison: «Je dors mal, et j’ai très peu d’appétit.»

Maryam Naghash Zargaran a été libérée en août 2017 après avoir purgé une peine de quatre ans de prison à cause de sa foi. «Quand je suis sortie de prison, j’avais une folle envie de courir, courir, courir, sans rentrer dans un mur! J’avais aussi envie de conduire sans plus m’arrêter. En fait, dans la circulation de Téhéran, c’est de toute manière impossible!», a-t-elle ajouté.

Vidéo de la rencontre avec Maryam:

Ressources: 

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